Commentaires sur l’article sur le Véganisme d’Audrey Fisné (Figaro du 24 Aout 2016)

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Note : ce courrier a été envoyé au journal Le Figaro le 24 Aout 2016.

 

Je tiens à féliciter le journal Le Figaro pour son article du 24 Aout 2016 sur le Véganisme. Après Paris-Match, Libération et un certain nombre d’autres journaux qui on eux aussi rédigé d’excellents articles sur ce mouvement, cela fait plaisir de voir un autre grand journal adresser ce sujet.

En tant que végane depuis 10 ans, j’aimerai cependant aborder certains points de l’article d’Audrey Fisné. Tout d’abord votre titre de couverture (qui a bien sur attiré mon attention) : « Après les végétariens et les végétaliens, la mode du véganisme ». J’apprécie que vous fassiez une distinction entre végétariens, végétaliens et véganes, étant donné les différences qui existent entre les trois groupes. En effet, les végétariens évitent toute chair animale (y compris les poissons que beaucoup assimilent encore à des plantes qui nagent). Les végétaliens ne mangent aucun produit d’origine animale, y compris les sous-produits comme la gélatine (qui vient des cochons et que l’on trouve notamment dans les bonbons), les œufs ou le miel.

Le véganisme, cependant, est une note au dessus de tout l’aspect alimentaire et votre mention de « mode » est à ce titre une identification incorrecte de ce que ce mot signifie. Le mot lui-même, inventé dans les années 40 par le militant britannique Donald Watson (fondateur de la première Société Végane au monde) est effectivement récent. Cependant, l’éthique elle-même, car il s’agit d’une éthique, remonte très loin (si ce n’est sous des noms différents comme Pythagoriciens, d’après Pythagore, végétarien lui-même). Dans certains temples bouddhistes de tradition zen en Corée, par exemple, il se pratique dans son sens éthique depuis plus de 600 ans. En France, on peut noter historiquement les Cathares, Chrétiens végétariens, qui ont été persécutés. Mais passons.

Le véganisme est avant tout une éthique de non-violence envers toutes les espèces (y compris l’espèce humaine) et donc un rejet (antispécisme) de la discrimination basée sur l’espèce et de la violence faite à d’autres êtres sentients (= qui ont le désir de vivre, peuvent souffrir, penser, avoir des émotions, etc., tel que cela est reconnu maintenant par de plus en plus de scientifiques). Ce n’est donc pas une « mode » mais une reconnaissance de plus en plus grande de nos responsabilités envers nos concitoyens terriens (eux aussi) mais aussi la planète. On sait (et c’est reconnu par l’ONU et le World Watch Institute) que l’élevage (y compris les petits élevages) est la cause numéro 1 du dérèglement climatique, de la pollution de l’eau, de la déforestation (notamment pour le soja transgénique – OGM – et le broutage de ces animaux au Brésil pour nourrir les animaux d’élevage des pays occidentaux, notamment la France, première importatrice de soja OGM en Europe), entre autres dégradations écologiques.

Le végétarisme et le végétalisme sont des pratiques alimentaires telles que vous les décrivez très bien dans l’article. Le véganisme est tout ce que j’ai cité plus haut.

Votre article note aussi très justement le problème de la pensée cartésienne qui « pollue » encore la pensée des gens et les gardent ignorants de qui sont vraiment les animaux non-humains. En effet, «l’animal-machine », ce terme honteux pour décrire un être pensant doit enfin être jeté dans les oubliettes de l’histoire avec toutes les « sciences » dépassées. Il n’a plus sa place au 21ème siècle ou les enfants, si ils étaient éduqués pour, sauraient réellement que nos chiens et chats ne sont pas les seuls avec une personnalité.

Pour revenir sur l’aspect santé de l’article, ce qui est évidemment important bien sur, il est à noter que de plus en plus de très bon livres de cuisine expliquent comment faire des fromages végétaux et autres délicieux plats végétaliens, que les recettes végétaliennes se comptent par millier sur Internet. A noter également que la France est riche en marché de fermiers (contrairement aux Etats-Unis ou j’ai vécu et dans lesquels, suivant l’endroit ou vous vivez, il peut même être difficile de trouver une tomate et encore moins une tomate bio). Manger végétalien est donc en fait facile. Comme me disait un ami, « c’est dur si vous pensez à vous-même, ça ne l’est pas si vous pensez aux animaux que vous épargnez. »

Comme le remarque avec justesse la sociologue Estiva Reus dans l’article, l’information sur la nutrition végétalienne doit contourner la médecine traditionnelle française encore encrée dans des mythes dépassés autour des recommendations alimentaires. La réponse du Dr Laurent Chevalier est un exemple type de l’ignorance (volontaire ?) des plus grandes études de ces 30 dernières années. Il serait temps que les médecins français réalisent que les deux plus larges académies de diététiciens au monde rassemblant plus de 60 000 experts en nutrition (sur le Canada et les Etats-Unis), ainsi que l’organisation PCRM (Physicians’ Commitee for Responsible Medicine) qui regroupe des milliers de médecins, s’accordent tous sur les bienfaits, à n’importe quel âge (y compris la grossesse) de l’alimentation 100% végétale. Si les médecins français prenaient le temps d’éplucher l’information scientifique et médicale de ces 30 dernières années (et on peut remonter jusqu’à il y a un siècle), ils seraient mieux à même d’aider ceux voulant se lancer sur une voix plus saine et éthique. Etre végétalien n’est pas se nourrir de Coca Cola et de frittes.

En tant qu’ex-diabétique pratiquement obèse à une époque de ma vie (je me suis guérie naturellement avec une alimentation complète et équilibrée 100% végétalienne et sans médicaments) et en tant que coach en santé holistique, mon expérience a démontré depuis le début que manger végétalien n’est ni compliqué, ni un casse tête nutritionnel, ni un « régime » dans lequel on compte ses calories. Il n’y a donc pas à avoir peur dès l’instant ou l’on s’éduque au minimum sur les bases importantes.

Ce qui me fait peur en revanche est qu’un français sur dix est maintenant obèse et un français sur quatre en surpoids (sources gouvernementales). Je trouve cela bien plus inquiétant que l’ultra rare végétalien pouvant avoir des carences sachant que les non végétaliens consomment trop de protéines (surtout animales), souffrent de carences en fer, B12 et calcium (malgré tout les produits laitiers qu’on leur dit de consommer et  qui sont en fait néfastes pour la santé), problèmes qui ont plus avoir avec notre alimentation industrialisée qu’autre chose. Les végétaliens, dans leur majorité, sont très bien éduqués sur les questions nutritionnelles justement parce qu’on leur répète constamment le possible manque nutritionnel (un mythe).

Comme le disait le professeur T. Colin Campbell, auteur de la plus grande étude épidémiologique au monde sur le lien entre nutrition et maladies chroniques, « Il n’y a rien dans les produits animaux que l’on ne trouve pas dans les plantes. » Et c’est quelqu’un qui a grandit dans une ferme laitière, produit du lait bovin et cru pendant longtemps que les protéines animales étaient la « panacée », pas exactement un militant animaliste.

Il est donc urgent que la France (et son corps médical) rejoignent l’Allemagne, l’Angleterre, l’Israël, l’Espagne, l’Italie, les Etats-Unis et bien d’autres pays plus en avance qui ont sérieusement entamé une discussion sérieuse sur toutes les questions citées dans ce texte pour enfin renoncer à « l’homme-machine » pour aller vers « l’homme antispéciste ».

Encore merci pour cet article.

 

Véronique Perrot

Coach certifiée en santé holistique végane

 

Photo: Vegan – http://www.pixabay.com

Lien à l’article: Le Véganisme, une pratique alimentaire qui grignote du terrain. Pour lire l’article entier, il faut se producer la version imprimée du quotidien.

 

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Un poête anti-corrida

Lors du tractage pré-procès Rodhillan le 12 janvier, nous avons rencontré des gens intéressants et qui nous ont soutenus. Nous avons passé la journée à informer le public de Nîmes sur l’importance du procès des aficionados le 14 et 15 Janvier 2016.

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Lynchage par le maire de Rodhilan et ses potes.

Mais pour moi, la surprise fut de rencontrer un homme charmant qui, touché par les tracts sur les faits de Rodhilan et étant lui-même anti-corrida, s’est empressé de discuter avec moi de nos motivations, de nos combats pour les animaux et même de mon travail de coach végane. Ce n’est pas tous les jours que cela m’arrive dans une ville comme Nîmes.

Il me demanda une copie du tract, un stylo et me dit d’attendre. Je le vis alors entrer à l’intérieur du Carré d’Art, lieu dans lequel on pouvait trouver l’ignoble exposition « Viart » aka Musée itinérant des Tauromachies Universelles«  qui lie honteusement les grottes de Lascaux à la Tauromachie (mensonge historique flagrant et dénoncé par les historiens).

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Tract donné avant le procès

 

J’attendais ce monsieur un peu mystérieux pendant environ 10 minutes, temps pendant lequel je continuais à donner le tract aux passants. Il ressorti finalement, me rendit mon stylo et me demanda de lire ce qu’il avait écrit au dos.

C’était un poème anti-corrida! Avec sa permission, je le reproduis ici:

 

Corri-nada

Partis de nulle part

Vers d’autres ailleurs

lls ont fait succomber

Disent-ils pour le meilleur

Ceux qui ne voulaient pas tomber

Des coups portés à leur flanc

De part en part

Eux qui étaient beaux, innocents

Vaillants sous le soleil cruel…

L’habit de lumière porte en lui

Les désespérances au delà de ces vies

Otées au nom barbare de corrida

Ovationné si fort dans les arènes

Mais désormais la coupe est pleine

Plus besoin de ces fils de « Torquemada »

La lutte doit avoir lieu maintenant

Pour briser ces pratiques sauvages d’autres temps

André Philippe Arowas

Poète Nîmois

Je remercie donc André pour son soutien et sa poésie. J’aimerai qu’il y en ai plus comme lui.

Sources:

  • Tollé contre l’appropriation de LASCAUX par la corrida ! FLAC
  • NÎMES Exposition taurine : l’Alliance Anticorrida dénonce des “pressions” sur une enseignante – Objectif Gard
  • Procès du lynchage de Rodilhan les 14 et 15 janvier 2016 à Nîmes – CRAC Europe

 

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La (non) liberté d’expression des grévistes de la faim de Strasbourg

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Comme toujours en France, la liberté d’expression ne s’applique uniquement qu’à ceux au pouvoir mais jamais réellement aux citoyens, et surtout pas à ceux qui demandent justice pour les autres.

Depuis plus d’un mois, des grévistes de la faim de Strasbourg qui demandent la fermeture du centre de primatologie de Fort Foch, qui élève des singes destinés aux laboratoires pratiquant l’expérimentation animale, sont complètement ignorés en grande partie (avec quelques exceptions) par les médias nationaux certainement plus intéressés par les querelles politiques, les jeux télés et la dernière mode (sujets qui font apparemment réellement évoluer notre société d’après eux) plutôt que les causes sociales d’importance.

Après le drame de Charlie Hebdo en Janvier, on pourrait croire (ou nous faire croire) que les medias se seraient mis au diapason de cette soi-disant liberté d’expression qu’ils disent défendre mais ce n’est absolument pas le cas.

Pourtant la cause des grévistes de la faim de Strasbourg est une cause du 21ème siècle la fin de l’expérimentation futile sur les animaux, d’autant plus les singes, nos proches cousins génétiques. On sait parfaitement que l’expérimentation ou recherche « scientifique » sur les animaux n’est pas et n’a jamais été une nécessité pour sauver des vies humaines.

Mais nous sommes encore a l’époque de René Descartes, une personne, tâche honteuse et monstrueuse de notre histoire, qui a été le premier à avoir lancé l’idée de l’animal machine. Selon lui, l’animal n’était rien d’autre qu’une machine perfectionnée. Il n’y avait pas de différence fondamentale entre un automate et un animal. Un artefact fabriqué par l’homme n’était pas ontologiquement distinct d’un animal. La Lettre au Marquis de Newcastle (23 novembre 1646) compare explicitement l’animal à une horloge, composé de pièces mécaniques et de ressorts. Pour Descartes, l’animal n’avait ni âme ni raison. (source Wikipedia pour en savoir plus).

Cette manière de penser a inspiré tristement des générations de vivisecteurs. Descartes, après tout, n’avais pas hésité à clouer un chien sur une porte et le disséquer encore vivant. Il considérait que les hurlements de souffrance de ce pauvre animal n’étaient qu’une réaction mécanique n’ayant aucune pareille avec celle des humains. De nos jours, je pense que si beaucoup savaient ce qui est fait encore notamment aux chiens dans les laboratoires, ils seraient horrifiés. Par contre, cela ne semble pas être un acte horrible dès que l’on parle d’autres animaux comme les singes (encore plus proches de nous génétiquement) ou autres animaux.

A cause de cette ignoble fantaisie ignorante lancée par Descartes, nous avons créé des générations de « scientifiques » qui prétendent sauver des vies humaines en torturant des êtres vivants alors qu’il est reconnu, par exemple, que 80% des tests faits sur les rats ne résultent en aucune information fiable pour les humains. Le Professeur Américain Colin Garner a même dit: « Nous savons parfaitement traiter le cancer chez les rats et chez les souris, mais nous ne savons toujours pas guérir les gens. » (Professeur Colin Garner cité dans un article de Genetic Engineering and Biotechnology News, 2007).

Même le grand laboratoire pharmaceutique Pfizer le reconnait: « Une étude menée par les laboratoires Pfizer a abouti à la conclusion que “pour savoir quelles substances sont carcinogènes, il vaudrait mieux jouer à pile ou face plutôt que de compter sur l’expérimentation animale. Seulement 5 à 25 % des substances nocives pour l’être humain ont aussi des effets négatifs sur les animaux des laboratoires. Jouer à pile ou face donne de meilleurs résultats. » ((1) Münchner Medizinische Wochenschrift 1983: 125(27), 8)

Dans la communauté scientifique, il n’y a aussi aucun consensus pro expérimentation animale. La communauté est divisée, souvent par manque de connaissances d’alternatives ou simple refus de voir les évidences (fainéantise ou intérêt financier?). Pourtant elles existent et nous n’avons aucune justification morale à ne pas les utiliser. De plus, on sait que les « chercheurs » y ont beaucoup à gagner financièrement et il est donc à se demander combien de millions d’Euros (de nos impôts) vont être gaspillés pour enrichir des « scientifiques » dans ce laboratoire de la honte.

« Cette pratique, désormais obsolète, est financée, pour la recherche publique, par nos impôts, et dans la recherche privée, très souvent par des dons. Et ce, alors même que près des trois quarts des citoyens se disent contre l’expérimentation animale dès lors que d’autres méthodes sont possibles (étude Ipsos/One Voice). Cultures de cellules, de tissus, d’organes, biologie moléculaire, recherche in vitro… de nombreuses méthodes substitutives, reconnues et dont l’efficacité a été prouvée, existent pourtant aujourd’hui. » (One-Voice.fr)

Comme le dit très justement le site Antidote Europe (antidote-europe.org):

« Peu après la création d’Antidote Europe, nous rencontrions un vétérinaire qui nous disait, en substance : « Il n’y a pas de débat au sein de la communauté scientifique, tous les chercheurs pensent qu’il faut expérimenter sur des animaux avant de passer à l’homme. »

Nous étions pourtant la preuve du contraire, assis à une table, face à lui qui défendait la recherche animale, nous qui démontrions qu’aucune espèce animale n’est un modèle biologique fiable pour une autre.

Il est très important que le public apprenne qu’il n’y a pas consensus au sein de la communauté scientifique et médicale. Beaucoup de questions (dont la pertinence du « modèle animal ») font débat. C’est important parce que plusieurs réglementations dont notre santé dépend se fondent sur l’hypothèse que le « modèle animal » serait pertinent pour prévoir les réactions physiologiques humaines. Or, nous voyons que le nombre de personnes atteintes de maladies graves (cancer, Alzheimer, etc.) ne cesse d’augmenter.

Il serait donc grand temps que le gouvernement organise un débat entre scientifiques sur la pertinence du « modèle animal ». Les conclusions de ce débat devraient orienter les futures politiques de santé et de recherche. Antidote Europe ne cesse de le demander. »

Bien sur, le gouvernement n’est absolument pas intéressé par les débats car je pense que certains sont très bien payés par l’industrie.

Malgré ces recommandations sages et le fait que nous avons suffisamment d’alternatives à l’expérimentation animale cruelle et le fait que le gouvernement a récemment reconnu les animaux « comme êtres sensibles » donc capables de souffrance (ce qui est pourtant une évidence pour toute personne ayant un chat ou un chien), cela n’empêche pas notre gouvernement de dépenser de l’argent publique pour des centres de recherche inutiles sur les primates (sauf pour enrichir quelque uns) et qui ne font aucunement avancer le progrès scientifique pour guérir les maladies graves.

Mais les médias Français (ET le gouvernement), dans leur recherche de l’argent à tout prix plutôt que du vrai journalisme, en dehors de Planète Animaux et quelques autres médias (listés en fin d’article) ont accordé peu d’attention aux grévistes. Les autres préfèrent jouer le jeu de l’autruche et ignorer ce qui devrait être un débat et surtout une situation grave de première importance: notre relations avec les autres espèces de notre belle planète et notre insistance à ignorer la souffrance que nous leurs causons ainsi que la situation des grévistes eux-mêmes. D’ailleurs, malgré leur déplacement a l’Elysée, aucun media n’a eu de compassion pour leur cause et a daigné se déplacer pour entendre leurs voix (et donc leur liberté d’exprimer leur opinion sur le centre de primates).

Christophe Leprêtre et son amie Pamela Bruna Kahlo ont même adressé une lettre a notre Président: « Nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de bien vouloir intercéder le plus rapidement possible pour annuler immédiatement l’autorisation d’extension de cette primaterie et de libérer ensuite les singes détenus captifs pour les replacer dans leur milieu naturel ou dans des structures d’accueil adaptées à leur bien-être » (source: Planète Animaux)

Dans son hypocrisie typique, l’Elysée a menti aux grévistes en leur disant qu’ils ne pouvaient se voir accorder une audience car il n’y avait pas de lettre adressée originellement. Ceci est un mensonge que les grévistes ont eux-mêmes prouvé. (source: Planète Animaux).

Le 10 juin, les deux grévistes, épuisés on s’en doute et alors a l’Elysée, ont été complètement ignorés et traités, j’ose le dire, comme des terroristes et bien sur, n’ont jamais été reçus, ne serait-ce que quelques minutes. Malgré tout, ils continuent à se battre pour que les chambres à torture soient abolies pour toujours. Que font les médias? Bien entendu, la plupart continuent à les ignorer tout comme la fait le Président François Hollande, avec une arrogance inouïe.

Faut-t-il que des gens deviennent des martyrs pour que l’on adresse enfin la question de l’expérimentation animale en France et que l’on évolue enfin au delà de la vision mécanique et dépassée de Descartes ou devons nous rester au XVII siècle?

Les grévistes héroiques : Christophe Lepêtre, Pamela, Lily, Gilles, Morgane, Cécile, Hélène, C, Dylan, Cristelle et Sandra.

Photo: Monkey – courtesy http://www.Pixabay.com (Free Stock photos)

Sources:

Page Facebook de soutien: https://www.facebook.com/events/427411510754252/

Source d’information: Planète animaux http://www.planeteanimaux.com/sujet/2015/06/11/exclusif-lelysee-refuse-de-recevoir-les-grevistes-de-la-faim/005422

– One-Voice.fr et antidote-europe.org

Videos:

19/20 Alsace (sur Facebook)

– Alsace 20 TV, programme Le 6 minutes Eurométropole

Presse:

– Strasbourg: Les opposants à l’extension du centre de primatologie veulent passer à l’action – 20Minutes.fr

– La pression monte pour sauver les singes – Paris-Match

– Vivisection : les grévistes de la faim reçus à la préfecture – Planète Animaux

– La grève de la faim pour réclamer la fermeture du centre de primatologie se poursuit. – France 3 Alsace

– Strasbourg: Nouvelle colère des associations protectrices des animaux contre le centre de primatologie – 20Minute.fr

– Faut-il interdire les expérimentations animales ? 8 militants français en grève de la faim – RTL Info

– Bas-Rhin : grève de la faim pour la fermeture du centre de primatologie – France 3 Alsace

– Des militants en grève de la faim contre la vivisection à Strasbourg – VegActu

– Grève de la faim contre l’extension du centre de primatologie – Dernières Nouvelles d’Alsace

– Un drone survole le centre de primatologie, une journaliste entendue – Dernières Nouvelles d’Alsace

– Une grève de la faim pour sauver des singes de la vivisection – Lyon Info.

– Des militants en grève de la faim contre l’expérimentation animale – Mr. Mondialisation

– Grève de la faim d’un ex-Romillon pour sauver des singes – L’Est Eclair.fr

Merci à Force Animale Intervention (FAI) pour la compilation d’articles de presse sur la page de soutien.

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Ne jamais perdre courage en évoluant nous-mêmes… moi aussi!

« Nous voulons un monde de paix »

« Ce ne sont pas les cages que nous devons faire plus grande et les murs des abattoirs que nous devons rendre transparents. Ce sont nos cœurs. Lorsque nous faisons de la compassion notre baromètre, nous ne nous contentons pas de violence sur une petite échelle. Nous aspirons à la bonté sur une grande échelle. »

~ Colleen Patrick-Goudreau (9 Octobre, 2013)

La vie est difficile pour les militants. Mais elle l’est encore plus pour les animaux que nous défendons. Il ne faut pas oublier que chaque fois que l’on parle, manifeste ou tient des stands, c’est pour eux, par pour nous. Comme je lai dit dans mon dernier blog, il y a beaucoup de méchanceté entre les militants et c’est très triste. Nous devrions tous être unies et non nous battre pour des différences de tactiques ou d’opinions. Le principal est de faire avancer notre cause et d’avoir un but commun. Les animaux s’en fichent royalement de nos différences. C’est l’égo humain qui crée le chaos sur cette planète.

Je suis coupable aussi. Depuis des années, je fais des efforts pour transmettre mes idées, ma philosophie du monde à tout le monde et j’essaie d’avoir un message clair de compassion, de gentillesse et surtout de bonne communication. Mais je suis encore malheureusement humaine et j’ai beaucoup de travail (comme nous tous!) pour évoluer dans un sens qui représente réellement les valeurs du Véganisme.

On m’a fait du mal, mais j’ai aussi fait du mal à des gens que j’aime beaucoup (et que je continue à aimer en dépit d’eux-mêmes) et je ne suis pas immune à la bêtise humaine qui tente à nous faire sauter les uns sur les autres avant de même les connaitre et de les juger sans avoir tous les faits. Pour tous ceux que j’ai blessés, je suis profondément désolée.

La roue tourne et je ne peux pas réparer mes erreurs mais je peux au moins m’en excuser. Ce qui est triste est que, jusqu’à présent, sur des années de militantisme franco-américain dans lequel il m’est difficile de me situer (à cause des différences énormes entre les deux pays), j’ai eu des remarques du genre « connasse », « pute », « elle ne connait rien au militantisme ». Pire fut quand on a attaqua mon intégrité professionnelle en tant que coach en nutrition végétale en disant que j’allais rendre les gens malades voir même les tuer!.

Pourquoi tant de bêtise dans le mouvement? Parce que les gens, malgré toute leur bonne volonté, veulent voir le monde évoluer sans changer eux-mêmes. Ce n’est pas possible.

Comme l’a dit justement Gandhi: « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Le véganisme et notre travail pour les animaux devrait être fait avec un grand respect de tous et une recherche intérieure pour rectifier et évoluer au-delà du bagage de cochonneries que nous véhiculons en nous depuis notre enfance. C’est un bagage qui est l’inverse de ce que nous devons promouvoir. La colère envers les sadiques des corridas, par exemple, est justifiée mais elle est aussi un reflet de leur propre endoctrinement et de leur propre déconnection empathique. Mais on oublie souvent que nous sommes nous-mêmes encore endoctrinés, même en tant que militants/végans.

Le fait de changer pour les animaux est le premier pas vers un monde meilleur mais il n’est réellement que le premier. Le travail doit aussi être fait à l’intérieur de nous-mêmes. Sans ce travail, on peut crier sur tous les toits mais on ne changera pas les choses plus vite.

J’espère avoir appris de mes erreurs et j’espère aussi que beaucoup plus de militants réfléchirons à leur propre psychologie interne.

Donc être un militant/végan n’est pas simple. Tous les jours, nous sommes humiliés, ridiculisés et moqués mais on oublie que l’on fait de même entre nous mêmes. Cela fait le jeu de ceux à qui nous voulons ouvrir la conscience. Pour reprendre une expression, c’est diviser pour mieux régner.

Les choses sont en train d’évoluer partout. Même s’il y a toujours beaucoup d’horreurs, je suis aussi pleine d’espoir. Je n’ai jamais vu autant de militants dans ma vie, de gens faisant les connections nécessaires et évidentes (rien qu’a mes stands quand je parle avec eux) et d’une plus grande conscience des enjeux écologiques, humains et leurs relations avec les animaux.

On ne peut faire évoluer les choses plus vite que si nous-mêmes évoluons aussi et devenons réellement une grande famille qui s’aime (au lieu de se taper dessus) et unie pour la justice.

Le Capitaine Paul Watson a très bien résumé les choses dans une récente émission d’Arte quand il a dit à propos de Greenpeace: « Tous les membres fondateurs sont partis de Greenpeace. Ils font maintenant partie d’une plus grande bureaucratie. Nous, on est fideles à nos intentions générales. On est petit, c’est d’ailleurs notre volonté. »

Ce que Paul a compris (et il le dit souvent dans toutes ces interventions publiques) est que chacun de nous peux faire une différence individuellement. Les organisations sont bien mais on doit d’abord faire le travail à notre niveau (et je dirai sur nous-mêmes) tout en soutenant les bonnes organisations qui ont un réel message de valeurs pour les animaux et l’écologie.

Comme a dit l’ancien éleveur Howard Lyman (devenu éco-Végan), « On ne peut pas se dire écologiste et manger de la viande ». Et j’ajouterai que l’on ne peut pas se dire aimer les animaux si on continue à consommer leur chair et leur secrétions et en même temps nous taper les uns sur les autres. C’est un travail intérieur que nous devons tous faire… Y compris moi-même!

Comme je l’ai dit plus haut, je suis une optimiste malgré tout car je vois de plus en plus de gens évoluer dans le bon sens et j’espère que dans notre milieu, les défenseurs des animaux et de l’environnement, ne s’arrêteront pas et continuerons à évoluer. Nous ne sommes pas des êtres finis, on doit toujours changer. La vie est comme une école. On apprend quelque chose de nouveau chaque jour. Sans évolution, nous restons des barbares.

Sources:

– Le Capitaine Paul Watson sur Arte

– Son dernier livre aux Editions Actes Sud: Earthforce : Manuel de l’éco-guerrier Je recommande vivement!

Photo: Flag (www.pixabay.com Free photo stock)

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Assez de la méchanceté entre militants!

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Il est 3h du matin et je ne peux pas dormir. Je ne peux pas dormir car j’ai un immense poids sur le cœur depuis plusieurs semaines.

Récemment, je me suis retirée volontairement d’une association de défense des animaux parce qu’en faire partie me rendait malade. La raison était que j’avais fait un certain nombre de « maladresses » complètement involontaires qui ont déplu à la direction de l’association. Je ne suis pas en colère, juste malheureuse d’avoir eu à me retirer d’une association dont je respecte le travail. Je n’ai pas questionné ou cherché à défendre les dites maladresses; elles étaient justifiées. Mais ce qui m’attriste est que, comme toujours, un ou une militante soit jugée sans savoir exactement d’où il/elle vient et quel a été son parcours.

Je ne me suis pas retirée de l’association pour mes maladresses (on apprend toujours à s’améliorer) mais parce que j’ai été jugée comme une militante incompétente parce que je connais très mal le militantisme Français. Cependant, ce n’est pas de la fainéantise de ma part.

Comme certains d’entre vous le savent, j’ai vécu 18 ans aux USA (non stop) et je suis devenue militante là-bas. Ce que les gens en Europe ne comprennent pas est que vivre aux USA, c’est se retrouver pris dans une bulle (comme dans la série TV « Under The Dome » ou une petite ville américaine se retrouve littéralement sous un dôme invisible dont les habitants ne peuvent s’échapper). Les USA vivent sous un dôme de non-information (et désinformation) dans un monde remplis ironiquement d’information. On peut être militant là-bas mais n’avoir aucune idée de ce qui se passe ailleurs, même avec la meilleure volonté.

Je rentre en France âpres 18 ans (contre mon gré, ce qui n’est déjà pas simple – mais c’est une autre histoire) et je me vois accusée de nullité militantiste sans qu’on essaie même de comprendre le pourquoi du comment.

Le jugement des autres est une spécialité Française qui dépasse de beaucoup celle des Américains. Je m’en rends compte lourdement depuis que je suis revenue. Et franchement, j’ai du mal à le vivre. Depuis que je me suis retirée de cette association, je dors très mal et j’ai un mal-être constant. Peut-être que ma réaction peut paraitre exagérée mais quand je vois comment les gens se tirent dans les jambes dans ce pays, j’ai presque honte d’être française (quoique je ne me sois jamais vraiment sentie française de toute manière).

Voir ce que les gens font sur les animaux, comment ils les maltraitent et même comment ils nous insultent ne me dérange plus: je suis blasée. J’en ai vu de toute sorte, y compris quand j’ai visité des élevages californiens pour documenter les conditions déplorables des vaches. Mais quand ça vient de ceux et celles qui devraient être de mon coté, cela me fait horriblement mal. De plus, cela aussi dégoute des militants potentiels de se joindre au mouvement. Lorsque l’on voit les dissentions, beaucoup peuvent penser qu’on ne vaut pas mieux que ceux que l’on combat.

Les militants américains, je n’en dément pas, ne sont pas tendres non plus. Cependant, ils savent créer des communautés de support, des communautés où les gens peuvent se sentir plus inclus bien plus qu’en France. Je ne cherche pas à les défendre. En fait, j’ai souvent beaucoup de critiques à leur égard. C’est juste une évidence basée sur mon expérience sur place.

Après une conversation avec une amie récemment, je suis maintenant consciente de jusqu’où peut aller la méchanceté française et à quel point des gens (qui devraient être dans le même camp et se donner du support) perdent leur temps à se tirer dessus.

Quand j’ai entendu Jean-Pierre Garrigues du CRAC à Arles dire: « Ca suffit ces conneries! » (En rapport avec les bagarres internes), j’ai eu envie de l’embrasser pour avoir dit tout haut ce que je pensais tout bas.

De la même manière que, même étant Végane (pure et dure si je puis dire), je comprends et je supporte malgré tout les gens qui ne sont pas encore arrivés ou je suis dans leur évolution intellectuelle, émotionelle et spirituelle vis-à-vis de notre relation avec les animaux. Ils sont après tout où j’étais pendant longtemps. De plus, je suis « coach » holistique en nutrition végétalienne, donc mon travail consiste a partir du point où sont les gens avec gentillesse et compréhension et les amener progressivement vers le meilleur d’eux mêmes (non seulement pour eux mais pour les animaux bien sur).

On avance tous à des vitesses différentes. Le principal est, qu’au bout du compte, on arrive tôt ou tard (le plus tôt possible serait bien sur idéal). La société n’est pas tendre avec nous, on le sait, car nous sommes déjà très marginalisés. Mais nous tirer dans les jambes parce que certains d’entre nous n’ont pas encore tout compris est comme blâmer un embryon pour ne pas devenir un bébé plus rapidement. De plus, cela fait le jeu de ceux qui nous oppose. En d’autres termes, c’est « diviser pour mieux régner ». C’est complètement stupide et improductif.

Donc, j’ai le cœur lourd, même après plusieurs jours. Par moment, je regrette ma décision d’avoir « démissionnée » en tant que bénévole (et je ne demande pas à ce que l’on me reprenne). Je croyais que j’aurais du support. J’ai eu beaucoup de sourires, de merci dans certains cas. Mais au bout du compte, je n’ai pas eu l’information dont j’avais besoin pour être efficace et bien comprendre le fonctionnement de cette association car personne n’a compris mes difficultés à me « réinsérer » sur la France et surtout, je me suis sentie ridiculisée publiquement au sein du groupe.

Alors arrêtons de taper sur les autres parce qu’ils sont ignorants de certains faits. Et surtout, ne les ridiculisons pas et ne les rendons pas malheureux parce qu’ils ne sont pas encore ce que l’on veut qu’ils soient. L’ennemi est en face, il ne devrait pas être dans nos rangs!

Les animaux ont besoins de nous, pas de notre colère ou jugement envers les uns et les autres. Eux, ils n’en ont rien à faire de nos bagarres, ils veulent uniquement ne plus être abusés et tués.

Sources:

– Pourquoi les Français détestent les Américains – Slate.fr

– Les villes les plus véganes aux USA: Peta.org

– Communautés intentionelles véganes aux USA: The Vegan Village, Vegan Homeland (Detroit, Michigan), VegNet (site qui liste des communautés), Vegan World Trekker (blog), Vegan Off-Grid Community,

– Communauté végane (bouddhiste) en France fondée par Thich Nhat Hanh: Le Village des Pruniers.

Les Américains et le voyage à l’étranger de Ludovic Hubler explique très bien pourquoi l’Amérique est si renfermée.

– Photos des élevages en Californie: Facebook

– Vidéo du rassemblement anti-corrida de Arles avec Jean-Pierre Garrigues

 

Photos:

haut- Pinky Finger (www.Pixabay.com – Free stock photos)

Dessous: Animal Rights Conference 2014 Los Angeles & WorldFest Los Angeles 2014

 

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My DxE friends from San Francisco
Mes amis (et famille) de DxE (Direct Action Everywhere) de San Francisco
A WorldFest, festival Eco-vegan de Los Angeles en 2014.
A WorldFest, festival Eco-vegan de Los Angeles en 2014.

Ignorance et Schizophrénie Morale

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Terme clinique: Schizophrénie: « La schizophrénie est une psychose, c’est-à-dire une maladie mentale dans laquelle le sujet perd le contact avec la réalité et n’est pas conscient de son trouble. Elle se caractérise par des idées délirantes, des hallucinations, l’absence d’émotions ou l’incapacité de planifier des actions. » ~ Futura-Science.com

Schizophrénie morale d’après le Pr. Gary Francione: « Quand je parle de schizophrénie morale, je cherche à décrire la manière délirante et confuse dont nous pensons aux animaux comme une question sociale / morale. Cette confusion peut, bien sûr, comprendre des façons contradictoires ou incohérentes sur notre regard sur les animaux (certains sont membres de la famille, d’autres sont le dîner) mais cela ne signifie pas que je décris une scission classique ou la personnalité multiple. Notre schizophrénie morale, qui consiste à se bercer d’illusions à propos de notre sensibilité animale et les similitudes entre les humains et les autres animaux, et une énorme quantité de confusion sur le statut moral des non-humains, est un phénomène qui est assez compliqué et comporte de nombreux aspects différents . » ~ Gary Francione, A Note on Moral Schizophrenia

En 1896, Emile Zola écrivait un magnifique essai appelé « L’amour des bêtes » dans lequel, avec une grande beauté de langage, il s’horrifiait de la souffrance animale. La France est riche en grands philosophes qui se sont inquiétés, interrogés et se sont même enragés de la souffrance animale.

J’ai quitté la France en 1997, à une époque ou je me cherchais, avec un énorme ras-le-bol de la mentalité Française que je trouvais, alors, d’une négativité affligeante. Mais, malgré tout, j’étais consciente de laisser derrière moi un pays avec une histoire extrêmement riche, une langue magnifique, et une richesse philosophique et intellectuelle énorme.

Nous sommes maintenant au 21eme siècle.

Qu’est-ce que je retrouve presque 20 ans après? J’ai presque peur de le dire mais il le faut bien. Je vois une pauvreté morale et intellectuelle effrayante. Je parcours les réseaux sociaux et je vois des gens incapables d’écrire sans faire des fautes d’orthographes à chaque mot. Même une enseignante, récemment, m’a dit que j’aurai peur de ce qui se passe dans les Lycées. Et surtout, je vois une méchanceté et une pauvreté morale qui m’attristent profondément. Est-ce que mon pays, que j’ai toujours aimé, a tellement dégénéré? Je vois des politiciens à la télévision qui sont des lâches, des hypocrites, incapables de voir la réalité des problèmes et surtout qui se voilent la face par rapport a leurs actions sur la nature, la condition animale et humaine et leur responsabilité vis-à-vis de la communauté globale.

Ne vous y trompez pas, j’ai énormément à dire des Américains aussi, avec beaucoup de critiques similaires (et je ne me gène pas dans mes blogs en Anglais). Mais, comme me l’a dit une amie récemment, malgré mes anglicismes, mes erreurs dans le choix de mes mots (dues aux différences culturelles accumulées pendant presque 20 ans et dont on a été jusqu’à me traiter de « conne »!), mon Français ne s’est pas si dégradé autant que je le pensais.

Ce que vois en France est triste. Il y avait un temps où nous illuminions le monde avec notre richesse culturelle et c’est loin d’être le cas de nos jours. Nous aurions, par exemple, pu être en avance sur beaucoup de pays par rapport a la cause animale parce que beaucoup avant nous le comprenaient déjà, tels que Rousseau, Voltaire, Zola, Lamartine et d’autres.

« Les grands mangeurs de viande sont en général cruels et féroces plus que les autres hommes. » ~ Jean-Jacques Rousseau « Emile ou de l’éducation ».

 

« Il n’est pas vrai que le ventre des hommes soit la cause finale de l’existence des bêtes. » « Qu’y a-t-il de plus repoussant que de se nourrir continuellement de chair de cadavre ? »
Voltaire, végétarien, écrivain et philosophe français.

 

«D’abord, il faudrait classifier. Nous sommes légion, nous autres qui aimons les bêtes. Mais on doit compter aussi ceux qui les exècrent et ceux qui se désintéressent. De là, trois classes : les amis des bêtes, les ennemis, les indifférents. Une enquête serait nécessaire pour établir la proportion. Puis, il resterait à expliquer pourquoi on les aime, pourquoi on les hait, pourquoi on les néglige. Peut-être arriverait-on à trouver quelque loi générale. Je suis surpris que personne encore n’ait tenté ce travail, car je m’imagine que le problème est lié à toutes sortes de questions graves, remuant en nous le fond même de notre humanité. » ~ Emile Zola

 

« On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n’en a pas » ~ Alphonse de Lamartine, végétarien, poète dramaturge et homme politique.

Il n’y a pas de grande richesse intellectuelle aux Etats-Unis dans la grande masse moderne. Elle est même extrêmement pauvre, ignorante et manipulée. Mais il y a des exceptions chez des philosophes plus anciens comme David Henry Thoreau, Ralph Waldo Emerson, Mark Twain (un grand amoureux des animaux) ou encore Isaac Bashevis Singer, écrivain juif polonais naturalisé Américain et prix Nobel de littérature en 1978 qui a dit (entre autres): « Je ne suis pas devenu végétarien pour ma santé, je le suis devenu pour la santé des poulets. ».

Il y a heureusement aussi quelques grands penseurs modernes. Le meilleur que j’ai trouvé ces dernières années est le Dr. Will Tuttle, auteur du best-seller The World Peace Diet (Nourrir La Paix) qui dit dans son ouvrage:

« La suppression de la sensibilisation requise par notre pratique universelle de la marchandisation, de l’asservissement et la tuerie des animaux pour la nourriture génère un « trouble mental construit en nous-mêmes » qui nous pousse vers la destruction non seulement de nous-mêmes, mais des autres créatures et des systèmes vivants de la terre. Parce que cette pratique d’exploiter et de brutaliser les animaux pour la nourriture est venue à être considérée comme normale, naturelle, et inévitable, elle est devenue invisible. »― Will Tuttle, The World Peace Diet: Eating for Spiritual Health and Social Harmony (Nourrir La paix)

A mon grand désolément, je m’aperçois que la France s’est sérieusement dégradée.

Je vois les gens se battre, se « taper sur la gueule » (verbalement ou non) pour « des queues de cerises » (pour reprendre une expression) et encore croire à des stupidités qui sont dépassées depuis longtemps.

Depuis que je suis rentrée, je vois ceci sur les réseaux sociaux par rapport à ceux qui se disent aimer les animaux:

« Non, je ne veux surtout rien imposer à ma famille ». « Ah, mais non, chez moi je suis végétalienne mais chez les autres, c’est différent. » « Je suis végan chez moi, mais en dehors je suis végétarien. » « Je porte du cuir car c’est difficile de trouver des chaussures véganes ». « Mes poules sont heureuses et je mange leurs œufs« . Oh toutes les excuses que je lis depuis que je suis en France et qui n’ont aucun sens pour moi.

C’est amusant: je vois les Allemands, les Anglais, les Américains (pourtant loin d’être dans l’ensemble des lumières) et même les Israéliens avancer sur le véganisme et, pendant ce temps, je vois encore les Français se donner des excuses pour ne surtout pas offenser les autres (et par extension, ne pas faire avancer le véganisme en France).

Si les excuses sont nutritionnelles, je les comprends, car la nutrition végétalienne est encore rabaissée par tous les imbéciles dans les médias qui vivent sur des informations dépassées depuis au moins 30 ans et surtout le culte de la sacro-sainte cuisine française. Par exemple, ils continuent à dire qu’il faut combiner certains aliments pour avoir suffisamment de protéines (notion dépassée et réfutée depuis 30 ans) ou qu’être végétalien n’est pas bon pour les enfants (idem). Mais on est à l’ère de Facebook, Google, et de l’information. Quelle est donc encore l’excuse à ne pas s’éduquer de la part de ceux qui se disent aimer les animaux?

La France, le pays de la belle langue et d’une philosophie riche est-elle devenue un pays de fainéants intellectuels? Je me le demande. Ce n’est pourtant pas l’information qui nous manque. Le site de l’Association Végétarienne de France est rempli d’information nutritionnelle végane (et non végétarienne en fait) et a une tonne de recettes végétaliennes sur leur site et aussi un site dédié et même une page Facebook. Le site de FUDA (Forces Unies pour les Droits des Animaux) a un défi végan avec des recettes! L214 fait constamment des stands sur le véganisme et on se donne encore des excuses pour consommer des produits de violence?

Je me suis souvent demandée ces derniers mois si je serai devenue végane si je n’avais pas été aux Etats-Unis. La réponse est… je ne sais pas. Mon parcours a été complexe. Je me suis d’abord tournée vers les Droits de l’Homme (et surtout de la Femme) quand j’avais une vingtaine d’années (avec Amnesty International). J’ai découvert le Bouddhisme et l’Hindouisme et je suis devenue végétarienne pendant quelques temps. Ensuite, c’était l’écologie (aux USA) et enfin, j’ai trouvé (et compris) le véganisme fin 2006. Et après une transition d’environ un an, parce que j’en apprenais un peu plus chaque jour, le véganisme est devenu évident et j’ai fait une transition logique sans me poser de questions (au départ), comme je l’explique dans une présentation que j’ai faite à Los Angeles en 2014. Cependant, parce que les mythes nutritionnels sont persistants, je me posais des questions (normales) sur ma santé et je ne connaissais AUCUN autre végan!

Est-ce que je me suis assise sur mes lauriers? Non! J’ai fait mes propres recherches, je suis retournée à l’école (et par conséquent, j’ai bénéficiée d’une éducation végane par les meilleurs docteur/scientifiques végans américains) et ensuite, j’ai arrêté de me poser des questions.

Pourquoi je l’ai fait? Parce que je ne voulais pas rester ignorante et surtout savoir répondre aux questions de ceux qui ne savaient pas. Mais surtout, parce que j’en avais marre de voir souffrir les animaux pour des futilités et des mythes dépassés. Je rentre en France et je découvre que ces mêmes mythes, dépassés depuis au moins 30 ans ailleurs, persistent et ne veulent pas lâcher ici. Fainéantise intellectuelle des Français? Je me pose encore une fois la question quand les Américains, qui lisent encore moins que nous, ont développé le véganisme grâce uniquement aux réseaux sociaux. Ouvrez votre ordinateur, faites un peu de recherche, lisez (ou est-ce que les Français ne lisent plus?) et éduquez-vous. C’est aussi simple que ça. Il n’y a même pas besoin nécessairement d’aller à l’école. Ces mêmes docteurs qui m’ont éduqués (et m’ont permis d’éliminer mon diabète notamment) ont des informations partout sur internet.

Des tonnes de livres sont disponibles de nos jours qui répondent à la question des droits des animaux, la nutrition, l’écologie, etc… Il y a aussi une tonne de ressources sur Internet pour des vêtements et produits de beauté et d’entretien qui excluent la souffrance animale. On n’a jamais eu autant de choix. Mais non, on trouve encore des excuses. On ne vit pas au Pole Nord, on vit en Europe!

Etre ignorant mais vouloir apprendre et changer est une bonne chose. Contrairement, savoir mais ne pas vouloir changer, c’est une dissonance morale et une indifférence dégoutante. Dans le premier cas, la personne ne sait pas, mais elle découvre peu à peu et décide de ne plus participer à une souffrance sur les animaux complètement inutile et injustifiée (moralement, biologiquement, etc.). Dans le second cas, la personne sait parfaitement ce qui se passe mais continue comme avant. Oui, c’est ça la schizophrénie morale dont parle Gary Francione.

Les esclavagistes faisaient le même raisonnement avec leurs esclaves africains pour continuer à les exploiter (pour le profit). Et les racistes ne sont pas mieux.

Comme dit Gary Francione:

« Le fait est que la validité des principes moraux ne dépend pas du temps qu’a mis une personne en particulier pour reconnaître leur validité. Aucun de nous n’en doute lorsque des humains sont concernés. Par exemple, si quelqu’un a mis dix ans avant de reconnaître que le racisme est mal et cesser d’employer des épithètes racistes, doit-on en déduire que nous ne devrions pas rendre clair le fait que le racisme est mal ? Bien sûr que non. Est-ce que quiconque oserait suggérer un «Vendredi Sans Blague Raciste» pour fournir à ceux qui mettent du temps à cesser d’être racistes une approche « progressive » de la chose ? Bien sûr que non. »

Hitler faisait ce même raisonnement quand il faisait tuer des millions de gens et que ces docteurs nazis utilisaient la peau, les dents et autres parties du corps des juifs pour fabriquer des objets, comme les savons humains pour les Allemands ainsi que des lampes fabriquées avec de la peau humaine de la même manière que l’on porte la peau des animaux.

On sait maintenant, grâce à de nombreux experts en neurologie animale, que les poissons ont une intelligence équivalente à celle des mammifères. On sait aussi que les cochons sont, non seulement, plus intelligents que nos chiens, mais aussi possèdent l’intelligence d’enfants de 3 ans. On sait aussi qu’une poule protège ses bébés avec le même amour qu’une mère protège son enfant et que ses œufs sont SA propriété et non celle des humains.

Qui nous a donne le droit de vie et de mort sur les animaux? Dieu? Ce même Dieu qui disait que les femmes étaient inférieures et pouvaient mourir à coups de pierres si elles étaient infidèles. Ce même Dieu qui, dans l’Ancien testament, supportait l’esclavage?

Qui d’autre nous donne le droit de vie et de mort sur les animaux? Notre soi-disant supériorité? Comme le disait le philosophe Isaac Bashevis Singer: « Les gens répètent souvent que depuis toujours les hommes ont mangé des animaux, comme justification pour continuer cette pratique. En suivant cette logique, nous ne devons pas essayer d’empêcher les individus de tuer d’autres personnes, puisque cela aussi se fait depuis la nuit des temps. »

Si l’être humain est tellement supérieur, pourquoi est-il incapable de vivre en harmonie avec la nature comme toutes les autres espèces le font? Si l’être humain est si intelligent, pourquoi commet-il des génocides sur des populations entières d’autres humains ET d’autres animaux, alors qu’aucune autre espèce animale dans la nature ne le fait?

Si l’être humain était aussi intelligent qu’il le pense, il ferait, comme Will Tuttle le dit, « des liens évidents » dans sa conscience et comprendrait notamment que d’autres animaux (seulement 5% de VRAIS carnivores sur la planète – sans compter les omnivores) tuent pour survivre alors que la majorité cohabitent pacifiquement. C’est un fait qui est ignoré avec convenance pour justifier l’idée qu’il est « normal » de manger des cadavres et autres « produits » d’origine animale, ce qui est ironique vu que nous sommes physiologiquement herbivores.

Come a dit le Capitaine Paul Watson dans une interview sur Fox TV (dont il a parlé il y a quelques mois à Montpellier): « Les vers de terre sont plus importants que les humains. » Le journaliste, choqué, a répondu: « Comment pouvez-vous dire que les vers de terre sont plus importants que les humains? ». Paul de répondre: « Parce que les vers de terre sont plus importants que les humains. Pour la simple raison qu’ils peuvent vivre sans nous mais nous ne pouvons pas vivre sans eux. Que les abeilles peuvent vivre sans nous, mais que nous ne pouvons pas vivre sans elles. » La planète pourrait parfaitement survivre sans les humains, c’est la vérité que l’on doit s’admettre malgré notre arrogance.

Alors, je vous le demande: quand vous vous asseyez à une table et que vous dites, « aujourd’hui c’est ok, je mange un bout de fromage parce que je ne veux pas offenser ma famille », c’est comme si vous gifliez une vache! Oubliez-vous que ce morceau de fromage (qui parait insignifiant) cache la souffrance d’une mère, qui se fait violer constamment (avec une tige forcée dans son vagin), à qui l’on retire son bébé pour lui voler le lait (qui lui est destiné) et dont les humains n’ont aucun besoin biologique (faisant de nous la seule espèce mammifère sur la planète à voler le lait destiné à une autre espèce ET à l’âge adulte)? Quand sera-t-on sevrés?

Quand vous dites, « c’est difficile d’éviter les œufs » (ce qui est faut si on évite d’acheter des produits fabriqués par des multinationales – ce qui fait de nous des complices dans la destruction de la planète aussi – dans le commerce et que l’on met ses fesses dans une cuisine), vous cautionnez aussi la souffrance de milliers de poules qui vivent (de plus en plus) en cages, pour qui les œufs sont aussi précieux que les ovaires le sont aux femmes qui veulent avoir des enfants et qui sont destinés soit à faire naitre des bébés, soit à être remangés par elles (pour récupérer le calcium qu’elles ont perdu). Encore une fois, il n’y a aucune nécessité biologique à consommer le résultat des menstruations d’une poule.

Trouver des excuses pour ne pas offenser les autres est du spécisme pur et simple. On peut apprendre à dire NON sans offenser les autres. Ca s’appelle la diplomatie et l’éducation. Mon propre père, au début, me faisait la guerre sur mes convictions. J’ai pris la décision qu’un père qui aime vraiment sa fille respecte son éthique. Oui, il mange toujours de la chair animale devant moi mais au moins il ne me casse plus les pieds sur mon « choix » car il a finalement compris que ce n’était pas lui que j’attaquais en refusant l’exploitation animale. Et en plus, il a crée une ligne de produits bios, équitables ET végans! Il n’est peut-être par encore végétalien lui-même mais c’est un changement de sa part dont je suis fière et qui montre que l’on peut évoluer (même à 70 ans!). Maintenant, j’ai des repas végans à la maison.

Mon propre frère, qui s’est moqué de mon éthique végane pendant des années, m’a récemment offert deux livres de Marie Laforet (auteur de plusieurs livres de cuisine végane) pour mon anniversaire! Je ne l’ai pas forcé à changer et je ne lui ai rien demandé. Je n’en ai même jamais vraiment discuté avec lui. Mais j’ai un compte Facebook, donc il sait très bien ce que sont mes priorités dans la vie. Il a fini par comprendre de lui-même (qu’il change lui-même ou non) que je ne changerai pas et il me les a envoyés fièrement!

En France, on est très fort pour se plaindre de tout et protester pour protéger nos jours de congés (ce qui est soit critiqué, soit applaudi par le reste du monde – ça dépend à qui vous parlez). La France est le pays le plus productif d’Europe, d’après le British Office for National Statistics. Pour gueuler dans la rue pour nos droits, on est fort. Mais quand il s’agit de défendre les animaux, en dehors de crier sur les pro-corridas, on se cache derrière des excuses bidons qui ne font pas avancer la cause du véganisme en France. Et c’est même dramatique que certains militants soient anti-corrida, anti-fourrure, etc. mais continuent à avaler des cadavres d’animaux ou leurs sécrétions sans une minute de réflexion sur leur propre dissonance morale.

Après, on s’étonne que nous soyons 20 ans derrière certains pays? Je n’ai jamais entendu un militant américain s’excuser d’être végan ou dire qu’il est végan quand ça l’arrange uniquement. On est végan ou on ne l’est pas. Ce n’est pas l’un ou l’autre. C’est comme se dire esclavagiste à mi-temps!

Les animaux n’ont pas besoin de nos excuses pathétiques. Ils souffrent, sont torturés et massacrés à grande échelle pendant que certains ont peur d’offenser les humains qui participent à ce génocide mondial pour rester dans leurs zones de confort. Ca suffit! C’est le moment de se réveiller. Les chiffres révisés du massacres d’animaux terrestres ne sont plus de 60 milliards par an, ils sont maintenant de 150 MILLIARDS, d’après les calculs très justes de l’Association FUDA.

Quand va-t-on arrêter de se donner des excuses? Quand la planète sera vraiment invivable? On n’arrête pas de nous citer en France le chiffre conservateur de l’ONU sur le rôle de l’Agriculture Animale sur le changement climatique de 18% (environ). C’est un chiffre tellement mal analysé qu’il a été révisé par le WorldWatch Institute (une ONG) à environ 50%. Mais aucun média ne veut citer ce chiffre bien qu’il soit reconnu partout ailleurs et bien expliqué notamment dans le documentaire Cowspiracy.

Franchement, les médias Français et les Français eux-mêmes sont un miroir l’un de l’autre. D’un coté, on voit une discussion qui commence par rapport aux droits des animaux, l’impact écologique et la santé. De l’autre, on continue à baratiner pour trouver des excuses à ne pas changer et surtout continuer comme avant (et même, comble du ridicule, lancer la mode de manger des insectes).

Par ailleurs, qu’elle lassitude que dans un pays, soi-disant plus éclairé que les Etats-Unis notamment, on soit si en arrière sur des questions vitales aussi à notre propre survie (et pas uniquement celle des 1000 espèces d’animaux qui disparaissent sans espoir de retour chaque jour sur la planète).

Je suis d’ailleurs surprise (et quoi qu’un peu choquée) que lorsque l’on parle du véganisme en France, ca ne viens pas des Français eux-mêmes mais des étrangers. A la récente manifestation anti-corrida d’Arles, les seuls interlocuteurs qui ont parlé du véganisme étaient un Italien, le cycliste végan Paolo Barbon et Peter Janssen des Pays-Bas. Je tire d’ailleurs mon chapeau a Jean-Pierre Garrigues, président du CRAC Europe, pour avoir mis ces personnes formidables et braves en avant et pousser le message du véganisme et de l’abolition sous toutes ces formes aux militants anti-corrida (dont certains, je le sais, mangent encore des animaux). C’est encourageant mais il faut que ça aille plus loin.

On aurait du être les leaders éclairés de ce mouvement, mais en fait, pour beaucoup de militants étrangers, nous vivons encore au moyen-âge.

Franchement, j’aimerai bien leur prouver qu’ils ont tord mais ça ne dépend pas que de moi. Je vois cependant des signes encourageants et je veux rester optimiste.

Sources:

– Gary Francione: Mais ça m’a pris 10 ans pour devenir végan. » Et alors ?

– Essai d’Emile Zola datant de 1896: L’Amour des Bêtes.

– Citations de Jean-Jacques Rousseau: Tribunal Animal

– Site de l’Association Végétarienne de France qui a des recettes véganes

– Site de FUDA avec le Défi FUDA

– Site de L214 sur le Véganisme.

Présentation (sous-titrée en Français) que j’ai faite à l’Animal Advocacy Museum (Musée du Militantisme pour les Animaux) à Los Angeles.

– Liste extensive de docteurs, diététiciens végans aux Etats-Unis et ailleurs de mon amie Buttlerflies Katz (J’ai l’honneur d’être inclue): The Vegan Truth blog

– Si vous lisez l’Anglais, procurez-vous ce magnifique livre sur Mark Twain: Mark Twain’s Book of Animals (Jumping Frogs: Undiscovered, Rediscovered, and Celebrated Writings of Mark Twain)

Dr. Will Tuttle: Son livre The World Peace Diet, en Français « Nourrir La Paix » bientôt disponible.

– Livres sur les droits des animaux et le Véganisme disponible en France: Vegan-France.fr

– Habillement, produits de beauté et d’entretien végans sur Internet:

·       Animalsace

·       Listes de boutiques véganes: Vegan-France.fr

·       Chaussures véganes: Esprit, Beyond Skin

·       Cosmétiques/produits de beauté: Boutique Vegan, Arganalife

·       Produits d’entretiens: dans les magasins bio et aussi à Boutique Vegan.

– Article de VegActu critiquant les idioties dites sur l’Emission d’Envoyé Spécial.

– Nouveau livre: « Voir son steak comme un animal mort » de Martin Gilbert et le livre phare de Gary Francione « Introduction au Droits des Animaux ».

– Excellent vidéo: 101 raisons de devenir végétalien (VOS FR HD).

– FUDA calcule le nombre d’animaux massacrés dans le monde: mouvementfuda.com

– Les produits Arganalife de mon père (bravo papa!), bios, végétaliens et qui aident des coopératives de femmes au Maroc.

– Livres de cuisines (fabuleux!) de Marie Laforet sur Amazon.fr

– Les nazis et les objets fait à bases d’humains: Savons et lampes.

– Vidéo que j’ai faite à la manifestation anti-corrida d’Arles le 16 mai avec interview de Peter Janssen de Vegan Streaker Group (notamment). Et vidéo du CRAC Europe.

– Le site Mr. Mondialisation sur le documentaire Cowspiracy. Autres documentaires exceptionnels voir: Vegan-France.fr – Voyez Cowpiracy en VO ST ici: News360.

http://news360x.fr/cowspiracy-le-secret-du-developpement-durable/

– La vérité sur le lait – OneVoice.fr

– Mouvement Fuda sur les Œufs et si vous lisez l’Anglais, ce superbe blog de FreeFromHarm.org sur les œufs.

– Ma présentation à l’Animal Advocacy Museum l’année dernière.

 

Photo: ALF – http://www.Pixabay.com (Royalty Free photos)

© Copyright Mai 2015 – Vegan Empowerment Francophone/Veronique Perrot – Tout droits réservés. Toute utilisation et/ou publication non-autorisée de ce matériel sans l’autorisation verbale ou écrite de cette auteur et/ou de cette propriétaire est strictement interdite. Des extraits ou des liens peuvent être utilisés si un crédit clair et complet et donné avec une direction spécifique et appropriée vers le contenu original.

Tolérance du « choix des autres »: Un faux choix

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Depuis que je suis rentrée en France, j’entends beaucoup de Français parler du « choix des autres ». Les arguments sont qu’il ne faut surtout pas imposer notre « choix » aux autres et que manger des animaux est un choix. Je vois ici une grande différence d’opinion entre les végans Français et les végans Américains qui ont une idée bien plus claire sur le sujet.

1. Argument #1: Manger des animaux est un choix personnel.

Oui c’est un choix moral que l’on fait lorsque l’on reconnait que les animaux ont le droit à leur propre détermination et que nous n’avons aucun droit de les exploiter pour des raisons futiles de nourriture (inutile), de vêtements (encore inutile) ou de spectacle (d’autant plus inutile). Les animaux sont des êtres qui chérissent leur vie autant que nous. Leur dénier ce droit par que l’on ne veut pas déranger les autres est simplement spéciste.

« En tant qu’individus et en tant que culture, notre capacité de guérir, de nous transformer et évoluer au-delà de cette vieille mentalité de profanation est liée à nos choix alimentaires plus qu’à toute autre chose. Méditer pour la paix mondiale, prier pour un monde meilleur, et travailler pour la justice sociale et la protection de l’environnement tout en continuant à acheter la chair, le lait et les œufs d’animaux horriblement maltraités expose une déconnexion qui est si fondamentale qu’elle rend nos efforts absurdes, hypocrites, et voués à un échec certain  » .

– Will Tuttle « The World Peace Diet » (Nourrir La Paix)

 

2. Argument #2: On ne peut pas imposer notre choix à d’autres.

S’il est vrai que l’on ne peut pas forcer les gens à changer, nous avons une responsabilité morale de faire comprendre aux gens l’impact de leurs actes sur les animaux, la nature et leur santé. Ne pas le faire fait de nous des hypocrites envers les animaux qui attendent notre aide et n’ont aucun moyen de se défendre. C’est aussi accepter notre autodestruction. C’est un fait maintenant reconnue que l’élevage est la plus grande cause du changement climatique et de pollution générale. Et il est aussi reconnu que nous pourrions nourrir jusqu’à 12 milliards de gens si tout le monde adoptait un régime végétalien. Refuser de dire la vérité parce que cela est dérangeant nous rend complice d’un écocide et d’un génocide ou environ 12,000 enfants, des milliards d’animaux terrestre (70 millions chaque jour rien qu’aux USA) et des milliards d’animaux aquatiques sont massacrés CHAQUE JOUR.

Comme dit aussi le militant Américain Ed Coffin:

« Je trouve offensant qu’il y ait ceux dans ce mouvement qui croient que les non-végans sont trop stupides pour comprendre le concept et qu’ils doivent y graviter par leurs propres moyens. Par conséquent, ils affirment que nous devons abaisser notre message et utiliser un message trompeur pour amener les gens à faire des progrès. S’il vous plait! Soyez cohérent et présentez l’information dans son intégralité. Personne ne dit que vous devez devenir végan du jour au lendemain, mais il ne faut pas supposer que les gens sont trop stupides pour comprendre la vérité!

~ Ed Coffin (15 Juin 2014)

3. Argument #3: Manger d’autres animaux est le choix de chacun.

Ceci est un faux argument. Depuis notre naissance, nous sommes tous endoctrinés par notre culture, religion, etc… à manger d’autres animaux. Ce n’est pas un choix puisqu’il a été imposé par d’autres (nos parents, professeurs, culture, etc…). Est-ce que l’on est uniquement des robots qui suivent les ordres dictés par la majorité ou sommes-nous de vrais végans qui remettons en cause l’endoctrinement sociétal qui nous pousse à nous conformer à, non-seulement des mythes nutritionnels, mais aussi des idées qui n’ont plus leur place au 21ème siècle si l’on veut vraiment sauver les animaux ET la planète de nous-mêmes?

Comme Will Tuttle l’a expliqué dans son best-seller « The World Peace Diet » (Nourrir la Paix), nous avons affaire à une « culture d’élevage » vieille de 8,000 à 10,000 ans qui est patriarcale et dont la mentalité régnante est « la loi du plus fort » et qu’il est normal d’exploiter d’autres espèces, les femmes, d’autres cultures et le monde naturel.

Gary Francione ajoute également:

Si vous consommez des produits laitiers et vous considérez comme une féministe, vous devez m’expliquer comment le féminisme peut être compatible avec la grossesse forcée et répétée, la séparation des mères et des bébés presque immédiatement après la naissance, le meurtre des bébés de sexe masculin, et soumettre les bébés de sexe féminin aux horreurs que leur mères ont souffert.

~ Gary L. Francione (22 Octobre 2013)

Tant que nous maintenons l’idée de domination de cette mentalité, nous serons incapables d’avancer (surtout en France!). La culture et la tradition sont de pauvres excuses qui servent à nous cacher derrière un confort personnel pour ne pas avoir à affronter la colère et le dénie des autres.

Si les choses doivent vraiment changer sur cette planète, il faut arrêter de porter des œillères et avoir le courage moral de dépasser les vieux mythes et créer de nouvelles communautés basées sur la compassion envers tous les êtres et ne pas craindre de clamer haut et fort ce que nous savons être vrai dans nos cœurs.

Nous n’avons plus beaucoup de temps. Les rapports des scientifiques sur l’état de la planète sont drastiques. 1000 espèces en moyenne disparaissent chaque jour de la planète à cause du cartel du bétail et surtout nos « choix », des OGMs et de l’industrie. N’est-il pas temps de dire « Ca suffit! » et d’ouvrir les yeux pour créer un nouveau futur?

Que le lecteur décide par lui/elle-même quelles sont ses priorités. Personnellement, je suis fière d’être végane et je vais le clamer haut et fort. Mon éthique est plus importante que mon confort personnel ou l’égo des autres. Je ne suis pas sur cette planète pour faire plaisir aux égos des autres mais pour aider les végans du monde entier à amener une transformation radicale de la pensée mondiale qui nous permettra d’avoir un monde plus juste et équitable.

Si vous voulez vraiment ce changement, il est temps de montrer vos valeurs et d’être réellement l’exemple que vous voulez voir dans le monde.

Références:

– « The World Peace Diet » (Nourrir La Paix) bientôt sur Amazon.fr.

Ed Coffin est un militant Américain qui a aussi présenté une émission sur « podcast » pendant plusieurs années.

– Gary Francione « Introduction aux Droits des Animaux » aux Editions l’Age d’Homme.

– Le documentaire à voir sur l’état de notre planète et pourquoi le véganisme est un impératif moral est Cowspiracy (sous-titré en Français).

Photo: « Feedlots » ou parc d’engraissement de vaches laitières. Mes autres photos des « feedlots » de Californie sur Facebook.

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Hello France!

Note: Ce blog est une continuation en parallèle de mon blog en Anglais Vegan Empowerment.

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En Mai 1997 à l’âge de 27 ans, j’ai déménagé aux USA et précisément sur Los Angeles. Jamais je n’aurai imaginé le parcours qui m’attendait. Je suis partie avec l’idée de naïvement réaliser « le rêve Américain » sans savoir à quel point cette illusion n’était vraiment que ça: une illusion. Vivre aux Etats-Unis est un parcourt du combattant et une bataille constante pour survivre (quand on a peu de moyens). Mais je suis une survivante et j’ai tenu bon jusqu’au moment où j’ai ressenti que j’avais fait « le tour du sujet » et que je n’avais plus rien à apprendre au pays de McDonald.

Mais je n’ai aucun regret. 18 ans de vie là-bas m’ont appris à vivre indépendamment et simplement. Cela m’a appris aussi à comprendre que rien ne nous tombe juste dans les mains dans la vie et qu’il faut se battre. Je suis passée par des moments de joie mais aussi de désespoir intense. Mais plus important, je suis devenue végane.

Comme on dit en Anglais: « I count my blessings ». Je suis reconnaissante des bienfaits que j’ai reçus et des leçons que j’ai apprises. J’ai eu le bonheur immense, en tant que végane, de rencontrer mes héros:

– le Dr. Will Tuttle (auteur du Best-seller « The World Peace Diet »), un homme incontournable dans la philosophie végane aux USA,

– le Capitaine Paul Watson (de Sea Shepherd), qui malgré son succès après sa série Whale Wars n’aurait pas été contre m’embarquer sur un de ses bateaux (Moi: « Capitaine, quelles qualifications faut-il pour aller sur vos bateaux? » – Paul: « Aucune qualifications! »),

Colleen Patrick-Goudreau, auteur et « speaker » extraordinaire à qui j’ai piqué joyeusement des idées,

– le Dr. Melanie Joy dont le livre sur le Carnisme (« Why We Love Dogs, Eat Pigs and Wear Cows ») est impossible à ignorer,

Carol J. Adams (auteur du classique « The Sexual Politics of Meat »), première féministe à avoir fait le lien entre la culture de la viande et la patriarchie et plein d’autres.

Je pourrais écrire des blogs entiers sur les extraordinaires penseurs(ses) que j’ai rencontrés pendant ces années dans cette « mecque » du Véganisme qu’est Los Angeles.

Bien entendu, Los Angeles n’est pas seule. New York et d’autres grandes villes sont des villes de rêve pour tout végan. Los Angeles à elle seule compte plus de 80 restaurants végans (pour environ 3 millions d’habitants) de la plage de Santa Monica jusqu’à la vallée d’Orange County. Je vivais à Hollywood et je pouvais commander et me faire livrer des pizzas véganes à domicile! Mais ce n’est que l’aspect superficiel de la vie aux USA.

Los Angeles est en fait une ville d’image (au sens propre comme au figuré) et de beaucoup d’égos. Et j’ai commencé à être désillusionnée par la superficialité de la pensée générale (chose que je n’ai pas constaté dans une ville comme San Francisco par exemple) et le militantisme et l’éducation végane me sont devenues pesantes dans un pays ultra-matérialiste, ultra-capitaliste et anti-social.

Peut-être que cela semble amer de ma part de parler de mon expérience Américaine en ces termes. Ce n’est seulement qu’une part de ce qu’est l’Amérique. En fait, j’aime beaucoup les Américains. Comme moi, ils sont extrêmes. Par exemple, d’un coté ils sont ultra puritains (pas moi), d’un autre ouvrir la télé est voir aussi l’extrême inverse. C’est un pays non seulement de grands extrêmes mais aussi de contradictions permanentes. Sur beaucoup de points, ils ont un grand cœur. Ce ne sont pas du tout des gens mauvais pour la plupart, juste manipulés et facilement utilisés par les pouvoirs qui dirigent leur pays.

Mais ils sont aussi capables d’avancer dans leurs idées. Le « boom » du Véganisme est l’exemple le plus flagrant. En seulement quelques années (moins de 10 ans), le Véganisme est passé d’une idée très marginale, comme ça l’est actuellement encore en France, à un mode de vie en grande partie très reconnu et même embrassé par les anciens Présidents et vice-présidents (pour des raisons de santé et d’écologie dans leur cas) comme Bill Clinton et Al Gore mais aussi par des végans éthiques comme l’acteur Tobey McGuire (de Spiderman) ou Joaquim Phoenix (qui a narré la version US de Earthlings ou « Terriens »).

Pourquoi je suis revenue en France? Cela prendrait un livre entier à expliquer et ce n’est pas important. Pour résumer: Après avoir acquis des diplômes en nutrition végétale et avoir appris tout ce que je pouvais apprendre (jusque là) de ce que veux dire être végane (surtout grâce à Will Tuttle), il était temps pour moi de regagner la patrie et de reconstruire ma vie en France (loin d’être simple quand vous ne savez pas ce qu’est une Carte Vitale!).

J’ai eu très peur (et j’ai beaucoup pleuré dans l’avion de Los Angeles à Londres) car je laissais 18 ans de vie derrière moi et je pensais que rentrer en France serait difficile en temps que végane. Mais en fait, ce n’est pas pire que de vivre dans un coin de l’Amérique plutôt reculé ou le mot végan éveille encore des idées d’extrémisme et d’étrangeté (oui dans certains Etats US, les végans sont encore d’une autre planète!).

La France est aussi paradoxale. D’un coté, nous avons la sacro-sainte cuisine Française révérée à travers le monde (dites que vous êtes Français à Los Angeles et vous comprendrez ce que je veux dire) et d’un autre coté une évolution des pensées envers le Véganisme (en particulier chez les jeunes) que je trouve extrêmement encourageante. Et, pour couronner le tout, je n’ai jamais eu autant de travail en tant que militante et éducatrice en nutrition végétalienne! Autant dire que rentrer en France s’est fait au moment propice. Le livre de Will Tuttle devrait aussi sortir en Français sous le titre « Nourrir La Paix » cette année et je l’attends avec trépidation car je suis impatiente de faire connaitre cette extraordinaire référence littéraire (son livre est considéré « le livre le plus important du 21ème siècle » ou « un des plus important du 21ème siècle » par plusieurs personnes notables).

Le livre référence de Gary Francione « Introduction au Droits des Animaux » vient de sortir en Français et c’est une référence de la pensée abolitioniste.

Je n’ai jamais trouvé être en France plus excitant! J’ai rencontré de nouveaux amis au travers de mon excellente amie Joëlle Verdier (que j’ai connue à Los Angeles et qui corrige mes anglicismes!) et grâce à elle j’ai pu voir qu’être militante ET végane en France n’est pas une impossibilité, bien au contraire.

Les prochains mois vont me garder très occupée. Mais je suis pleine d’espoir que les choses bougent en France. Ce n’est peut-être pas forcément visible mais après avoir eu des résultats positifs et voir que les médias discutent nos problèmes planétaires (même si ils disent souvent des imbécilités) est la preuve que certaines choses commencent à rentrer dans les consciences Françaises. Et n’oublions pas l’influence des Allemands et des Anglais (qui sont plus en avance que nous) ainsi que celle des Américains. Comme on dit aux USA, quand les choses démarrent en Californie, généralement elles suivent ailleurs.

Donc bye bye America, à bientôt, et bonjour la France!

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Photos:

1- Je fais du tractage sur la Place de la Comédie à Montpellier.

2- L’équipe de Droits des Animaux Sud pour la journée contre la fourrure/cuir et chasse, Place de la Comédie à Montpellier.

Références:

– Livre de Gary Francione aux Editions de l’Age d’Homme « Introduction aux Droits des Animaux »

– Livre de Will Tuttle sous le titre Français « Nourrir la Paix » sur Amazon en Septembre 2015.

– Photos de la conférence du Dr. Melanie Joy à Los Angeles.

– Photos de la visite de Carol J. Adams au « The National Museum of Animals and Society » de Los Angeles.

– Photos de la conférence de Will Tuttle à Pasadena, Californie et quand je l’ai rencontré à Santa Monica.

– Photos de la visite du Captaine Paul Watson à Santa Monica pour Whale Wars et sa récente visite à Montpellier.

Pour voir toutes mes photos au fil des années: Mes albums Facebook et mes videos sur YouTube.

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