Les œufs: L’intérieur de la coquille

Avec Chloé à Gentle Barn (2013)

Avec Chloé à Gentle Barn (2013)

“Tout consommation d’œufs (comme toute consommation de produits laitiers) perpétue l’idée qu’il est moralement acceptable d’utiliser les animaux, et d’exploiter les systèmes reproducteurs féminins. Consommer des œufs de toutes poules envoie un message puissant et dangereux: Il normalise la pratique de contrôler et de marchandisation de l’organisme et des processus de reproduction féminin, et il légitime la pratique de l’élevage des animaux sensibles en tant que propriétés, pour exploiter leur chair et leur sécrétions dont nous n’avons pas de besoin biologique à consommer.” ~ Robert Grillo – Free from Harm

Le refrain spéciste: “Je ne mange pas des œufs industriels mais j’élève des poules et elles sont bien traitées, donc si elles ne souffrent pas, pourquoi je ne mangerais pas leurs œufs.”

Comme beaucoup de mythes de l’exploitation animale, le mythe de la poule “heureuse” et contente de “donner” ses œufs perdure dans l’entendement général. En tant que végane de longue date et sachant ce que sont les œufs, nutritionnellement, et surtout éthiquement, je crois qu’une petite revue de la vérité pour les accrocs d’ovaires animales s’impose.

Les origines des poules:

Les ancêtres des poules et des coqs ont vécu et vivent encore dans les forêts tropicales ou ils ont évolué depuis des milliers d’années. Leurs instincts sont formés à la liberté de mouvement dans des écosystèmes complexes et non dans des cages, jardins ou semblants de “nature” dans le poulailler de quelqu’un. La notion que les poules (qui n’ont rien perdu de leurs instincts malgré les manipulations génétiques faites par les humains) peuvent être “heureuses” dans la poulaillerie faite maison d’un éleveur amateur et encore moins d’une ferme industrielle est ridicule. Comme tous les êtres vivants, les poules veulent suivre leur nature et avoir une grande liberté de mouvement pour former des relations complexes et hiérarchiques normales pour elles et élever leurs bébés. L’orgueil humain qui pense toujours savoir ce qui est “bon” pour d’autres êtres sensibles est une fois de plus mal placé. Il dit prétentieusement que les poules ne sont là que pour “donner” des oeufs et c’est tout. Mais, comme les chiens et les chats (et tous les animaux de la planète), elles ont des charactères et personalités uniques et forment des relations avec les autres.

Il est notamment prouvé par toute personne ayant travaillé dans des sanctuaires d’animaux de fermes que les poules, une fois sorties de leur enfer (ou elles n’ont généralement connu que les cages depuis leur naissance) retrouvent rapidement leurs instincts naturels même si elles n’ont jamais été dans la nature. Et j’ai pu le constater moi-même en visitant le sanctuaire The Gentle Barn en Californie à plusieurs reprises.

Manger des œufs est du sexisme:

L’exploitation animale repose sur l’exploitation du système reproductif des animaux femelles. Les poules (et autres volailles), représentant 90% de la production mondiale, sont les femelles les plus exploitées pour leur système reproductif sur la planète. Dans un monde patriarcal, ce n’est pas une surprise. Ce que l’on fait aux animaux se fait tôt ou tard sur les humains. Vu que la majorité des animaux d’élevage sont femelles, est-ce donc étonnant que l’on voit autant de violence également envers les femmes dans le monde? Tout est connecté. Une mentalité (originellement masculine) d’exploitation de la vie animale est automatiquement appliquée à l’être humain. Les mâles, bien entendu, sont tués à la naissance (dans l’élevage pour les œufs) pendant que d’autres (manipulé génétiquement différemment) sont élevés pour leur chair. Mais il n’en reste pas moins que la grande majorité des animaux mâles ne sont d’aucune utilité pour l’être humain (donc tués) dans sa mentalité élitiste d’exploitation et que ce sont principalement les femelles qui sont exploitées, mutilées (coupage des becs, etc.) et souffrent le plus longtemps.

Pondre un seul oeuf représente un très gros effort physique pour une poule car c’est entre 24 et 26 heures de travail physique. Pour chaque œuf produit, une poule perd 10% du calcium logé dans ses os (qui sert à la formation de la coquille) et donc, dans la nature, les poules sauvages pondent seulement entre 6 et 15 œufs par an et uniquement au printemps. On est à milles lieues de l’intense demande qui est faite sur elles 365 jours par ans et 24 heures sur 24 pour produire quelque chose qui n’a rien à faire dans le corps humain. Et c’est aussi pourquoi les os des poules d’élevages se cassent facilement. Elles souffrent d’énormes problèmes d’ostéoporose dus à la perte du calcium et cela tue entre 30 et 35 % d’entre elles dans les élevages industriels.

L’industrie massacre globalement chaque année 6 milliards de bébés mâles. Et même si des pays comme l’Allemagne arrêtent de les broyer (ce qui est évidemment plus “humain”), c’est une goute dans un océan de violence. Arrêter de broyer ces bébés est évidemment moins cruel mais cela ne va que rassurer les consommateurs sur l’idée que manger des œufs est maintenant “plus humain” et donc leur donner une excuse de plus pour continuer à les manger. Cela n’aide pas les animaux globalement car ils restent toujours exploités futilement et sans nécessité.

Les bébés que les gens veulent élever dans leur jardin viennent de plus des mêmes couvoirs industriels que leurs frères et sœurs de l’industrie. Autrement dit, en achetant des poussins de ces couvoirs, on donne de l’argent à une industrie qui tue des millions de poussins mâles chaque année et n’est rien d’autre qu’une usine à bébés. En quoi est-ce donc éthique?

De plus quelle est réellement la motivation psychologique des gens qui veulent avoir des poules? Comme le dit mon ami et écrivain Charles Horn:

«Si le désir est là pour manger les œufs, est-ce que cela va consciemment ou inconsciemment aller dans la décision d’adopter en premier lieu? Si oui, l’intention n’a jamais été uniquement de fournir un refuge; c’était aussi une intention d’exploitation.”

Péritonite de jaune d'œuf

Péritonite de jaune d’œuf

Si les choses se versant de cette poule (photographiée ici lors d’un examen post-mortem) vous rappelle les œufs brouillés, vous n’êtes pas loin du compte. Ce que vous voyez est plus d’une livre de matière d’œuf non passée qui a pourri à l’intérieur de cette poule et qui l’a tuée à cause d’une condition bien connue appelée “péritonite de jaune d’œuf (Tumeur péritonique vitellus)” , un trouble de la reproduction extrêmement commun, et un tueur fréquent des poules utilisées pour leurs œufs. La péritonite est le résultat de la rupture de la carapace d’œufs minces ou autrement malformés dans l’oviducte. Les œufs à carapace minces sont communs dans les poules pondeuses parce que les oiseaux n’ont pas les réserves de calcium suffisantes pour produire les taux élevés constants de coquilles qui leur est imposé dans la surproduction. Lorsque les œufs de poules cassent à l’intérieur, cela conduit à une accumulation de matière d’œuf en décomposition dans l’oviducte et l’abdomen.~ Robert Grillo – Free from Harm

Mais sauver les poules ne leur évite pas toujours de cette maladie horrible. Mon ami Jordan Wyatt de la Société Végane d’Invercargill en Nouvelle Zélande sauve des poules et prend soin d’elles (et il ne mange pas leurs œufs) et a à plusieurs reprises vu la souffrance des poules dues aux conditions dont elles sont venues. Cette maladie (et d’autres) est devenue routine pour lui.

Qu’est-ce qu’un œuf?

Les poules ont un cycle qui peut être quotidien pendant certaines périodes de l’année. Comme les femmes, les poules ont des ovaires, mais seulement l’ovaire gauche se développe pleinement. Cet ovaire envoie un jaune sur sa trajectoire. Cette forme de jaune que nous connaissons en fait comme un « blanc d’œuf », se déplace à travers le tractus génital dans la glande de la coquille. La coque prend environ 21 heures pour se former et produire un œuf, non fertilisé. Ainsi, une «menstruation» humaine est un cycle de reproduction non fécondé et les œufs à l’épicerie sont les cycles de reproduction non fécondés d’une poule. Pour obtenir un œuf fécondé, le cloaque de la poule doit être fécondé par le sperme du coq. On ne peut pas être plus clair.

Les supposés bénéfices nutritionnels des œufs:

On nous bombarde de publicités ventant les bienfaits des œufs. Oui, les œufs contiennent de la B12, des protéines, certaines vitamines comme la vitamine D et effectivement, tout cela est important. Mais les œufs, ce sont aussi des risques de contamination de salmonelle (due à la fragilité des coquilles), 70% de calories en gras saturés, aucune fibres et 200 milligrammes de cholestérol chaque jour qu’ils sont mangés. Le soit disant bénéfice de la B12 ignore le fait que la B12 est avant tout une question d’absorption plus que de quantité (seulement 5 microgrammes par jour, ce qui est minuscule). Un végan prenant des aliments renforcés en B12 (en quantité suffisante) ou un supplément absorbe bien mieux qu’un omnivore, sur un régime fortement carné qui mangent des œufs pour la B12 (ou autre soi-disant bénéfice).

Au delà de ça, la consommation d’œufs, disons 1 et demi par jour, augmente les risques de cancer du colon par cinq, le cancer du rectum et le cancer de la vessie. Le cancer de la prostate peut augmenter jusqu’a 81 % pour les hommes qui mangent régulièrement des œufs. Une large consommation d’œufs multiplie les risques de diabètes de 68 à 77 % chez les femmes notamment. Les risques de complications cardiovasculaires peuvent augmenter jusqu’a 83% et provoquer des crises cardiaques. Et si l’on ajoute le problème des protéines animales qui sont acides et vont a l’encontre de nos besoins d’alcalinité, les œufs sont clairement faits pour créer des poules et non nourrir les humains. Le blanc d’œuf, supposément meilleur pour la santé, n’est rien d’autre que la structure qui fabrique le corps du poussin (si l’œuf est fécondé).

 

Les œufs provenant de poules sauvées de l’élevage:

Ceux qui sauvent et adoptent des poules se trouvent face à un autre dilemme éthique. Est-il éthique de manger les œufs des poules que l’on sauve?

Il y a une énorme différence entre une poule sauvage et une poule domestique. Une peut vivre jusqu’a 30 ans dans la nature, tandis que l’autre, si elle supporte la phase d’exploitation de ses organes reproductifs pendant 2 ans, pourra peut-être vivre environ 4 à 6 ans. Les poules sauvages pondent des œufs pour une seule raison, la reproduction, comme d’autres animaux, et donc elles pondent rarement. Encore rien à voir avec l’exploitation que l’on inflige a celles que nous utilisons.

“Nous estimerions qu’il serait inacceptable de, par exemple, sauver un chien utilisé pour les combats (de chiens) et de faire valoir que, vu qu’il est déjà formé au combat et a grandi en se battant, en échange de l’adopter et de lui offrir un refuge, nous lui permettons de lutter contre d’autres chiens et placer des paris sur lui. Ou peut-être nous pouvons le laisser être un chien de garde quelque part ce qui pourrait le mettre en danger. Il pourrait ainsi ‘gagner sa subsistance’, car il va être un combattant toute façon. Mais bien sûr, nous n’utiliserions jamais cette logique avec un chien sauvé. Même si nous ne sommes pas la cause directe de la souffrance de la poule, en mangeant ses œufs, nous bénéficions de ce qui la fait souffrir, c’est a dire, une reproduction ” truquée “, qui ne serait même pas possible sans les pratiques de manipulations génétiques et de reproduction à l’échelle industrielle dont nous affirmons déjà l’opposition, au motif qu’elles sont horriblement cruelles .” ~ Robert Grillo – Free from Harm

Le système reproductif des poules est effectivement “truqué”. Il n’a rien de comparable ou de normal comparé à celui de leurs cousines sauvages. Nous sommes responsables de la souffrance de ces poules. Imaginez un instant que l’on force les femmes à avoir des enfants constamment. Vous ne diriez pas, c’est ok de les héberger en échange d’avoir des enfants sans arrêt.

Mais si l’on regarde bien, en fait, n’est-ce pas familier? N’est-ce pas ce que des millions de femmes subissent au sein du monde patriarcal de certaines parties du monde? Dans notre monde aseptisé et dominé par la médecine masculine, les femmes ne savent plus déterminer leur moment de fécondation comme le font les femelles animales dans la nature. Pourtant, ce sont des connaissances ancestrales que nos sages ancêtres connaissaient. La médecine étant dominée par les hommes, la sagesse et la connaissance féminines ont été éliminées. De même, nous le faisons avec d’autres animaux et nous nions leurs besoins naturels et innés et ce qui devrait être normal pour eux. Nous  utilisons les mêmes attitudes réductionistes pour les corps des femmes comme pour les corps des animaux femelles.

C’est la domination du féminin dont Will Tuttle parle dans son best-seller “The World Peace Diet” (Nourrir La Paix) et qui est derrière une grande partie des problèmes éthiques qui nous font face vis-à-vis des animaux ET des femmes dans une société dominée par la mentalité d’exclusion et d’exploitation masculine.

“L’idée clé est que la révolution qui est arrivé il y a 8 000 à 10 000 ans quand nous avons commencé à posséder des animaux pour l’alimentation et commencé à dominer spécifiquement les femelles pour que nous puissions prendre leurs bébés et essayer de manipuler leurs modes d’accouchement est ce que je pense est allé avec le changement dans la façon dont les hommes ont vu les femmes. Je pense que, jusqu’à ce point – et cela a été discuté par quelques anthropologues – les femmes étaient très respectées, parce qu’elles faisaient quelque chose que les hommes ne pourraient jamais faire: Elles pouvaient apporter une vie nouvelle en elles-mêmes. Donc, il y avait toujours ce sentiment de respect pour les femmes en raison de ce pouvoir qu’elles avaient. Et quand les hommes ont commencé à posséder des animaux et essayé de leur faire avoir autant de bébés que possible et qu’ils ont commencé à voir comment ils pouvaient manipuler les lignées pour que certains d’entre eux aient des bébés avec des qualités plus positives, ils ont commencé à regarder les femmes comme ils regardaient leurs chèvres et leurs moutons. Fondamentalement, seulement comme des récipients pour le principe masculin. Et, tout comme les moutons et les vaches ont perdu leur respect, les femmes ont commencé à perdre leur respect.” ~ Interview de Will Tuttle

Que faire des œufs des poules sauvées?

Vu qu’il n’est pas question de, premièrement, manger des œufs pour la santé et, deuxièmement, profiter des poules à cause de leur vulnérabilité et du fait qu’elles ont déjà bien été exploitées, il serait la moindre des choses de leur rendre service. Dans les sanctuaires, les œufs sont généralement redistribués aux poules elles-mêmes.

Les poules remangent leurs œufs pour récupérer le calcium (et autres nutriments) qu’elles ont perdu (et souffert) afin de pondre. Ouvrez l’œuf et laissez la poule le manger! Apres tout, cet œuf est le sien, il lui appartient. Nous n’avons aucun droit sur ce qu’elle a créé pas plus que nous n’avons le droit d’exploiter le corps des femmes.

Nous n’avons pas besoin de manger des œufs, mais les poules si!

La domestication est un contrat social que les animaux ne signent pas (nous les amenons dans ce bourbier), et qui exige nécessairement une dynamique d’exploitation entre eux et nous. Nous les faisons venir au monde comme des êtres vulnérables (les animaux ‘domestiqués’ ne pourraient pas survivre de manière indépendante dans la nature), et ensuite nous commençons leur exploitation pour diverses raisons.” ~ Maya Shlayen

Si vous aimez les omelettes, créez des omelettes véganes absolument délicieuses. Essayez cette recette d’omelette végane aux champignons sur le site Des Epices et des Graines. Oubliez les oeufs dans votre alimentation, ils n’ont rien de bon pour vous et ce n’est que de la cruauté. Il est facile de végétaliser beaucoup de plats qui souvent demandent des oeufs.

Sources:

– Backyard Chickens: Expanding Our Understanding of Harm: Free from Harm

– Eggs: What you’re really eating – Free From Harm

– Pasture Raised Eggs: the Humane, Sustainable Fiction – Free from Harm

– 12 Egg Facts the Industry Doesn’t Want You to Know – Free from Harm

– Cage-Free Eggs – The Humane Myth

– Will Tuttle “Beyond I’m not Vegan Anymore” – Article sur One Green Planet

– Are Eggs Chicken Periods? A Nurse Gives the Lowdown – Les oeufs vus par une infirmière.

– Comment les œufs de poules se forment-ils – Espace Science

– D’ou viennent nos œufs? Blogbio (exploiteurs mais informatif)

– Fiche œufs: Passeport Santé (site nutritionnel non-végan)

– Cholestérol : le jaune d’oeuf presque aussi mauvais que le tabac – Futura-Sciences

– Les salmonelles – Agriculture Gouv (site du gouvernement)

– What’s wrong with eggs – Forks Over Knives (La Santé dans l’Assiette):

– Contraception naturelle – Ma Sexualité

– Du sang et des femmes. Histoire médicale de la menstruation à la Belle Époque

– Interview de Will Tuttle (auteur de Nourrir La Paix – Edition L’Age d’Homme) – Sylvie + Maryl

– Qu’est-ce qui ne va pas avec les œufs ? Kwaice

– Les poules pondeuse – Animalter

Maladies et parasites (chez les poules et autres animaux)

– Eggs From Rescued Hens – Rooster Sanctuary

– L’excellent livre de mon ami Charles Horn “Meat Logic” (en Anglais).

– Les malheurs de « Curious Hen » – Le blog de mon ami Jordan Wyatt de la Société Végane d’Invercargill en Nouvelle Zélande :

– L’Allemagne arrête de broyer les poussins – VegActu Mag

– Remplacer les Oeufs – Association Végétarienne de France

Nourrir La Paix (The World Peace Diet) de Will Tuttle aux Editions l’Age d’Homme – référence incontournable du véganisme américain du 21ème siècle.

– Le sanctuaire The Gentle Barn en Californie : http://www.gentlebarn.org/

– Mon album photo de The Gentle Barn

chicks-706493_1280

Photos:

Haut: Avec Chloé au sanctuaire The Gentle Barn en 2013.

Milieu: Egg yolk peritonitis – Free from Harm website

Bas : 2013Chicks – photo www.Pixabay.com (free photo stock)

© Copyright Août 2015 – Vegan Empowerment Francophone/Veronique Perrot – Tout droits réservés. Toute utilisation et/ou publication non-autorisée de ce matériel sans l’autorisation verbale ou écrite de cette auteur et/ou de cette propriétaire est strictement interdite. Des extraits ou des liens peuvent être utilisés si un crédit clair et complet et donné avec une direction spécifique et appropriée vers le contenu original.

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11 Responses to Les œufs: L’intérieur de la coquille

  1. Je suis d’accord sur tout. A part sur le fait que les animaux femelles sont victimes de sexisme.

    Le sexisme répond à un schéma spécifique et implique la domination des hommes cis genre sur les femmes, ou sur les personnes perçues comme femme.

    Les mâles sont massacrés et exploités de façon absolument honteuse. Ce qui n’est pas le cas à échelle humaine. Enfin pas pcq ce sont des hommes.

    Les animaux ne sont pas victimes de sexisme, mais de spécisme.

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  2. Rimlinger says:

    Merci pour cet article qui répond à tout les aspects du sujets… !!!

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  3. Cyril says:

    Merci pour cet article. Je complèterai ici avec un argument supplémentaire contre le fameux “Je ne mange pas des œufs industriels mais j’élève des poules et elles sont bien traitées, donc si elles ne souffrent pas, pourquoi je ne mangerais pas leurs œufs.” Dans une société dite égalitariste comme la notre, tout le monde à le droit à tout : comment proposer des bons œufs de bonnes poules bien choyées aux dizaines de millions de citadins de ce pays, sans automatiquement remettre le bras dans l’engrenage industriel…

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    • veronique2 says:

      Oui en effet. Excellent point.

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    • veronique2 says:

      Le probleme de cet argument est qu’il reinforce l’idee qu’un oeuf est fait pour l’humain. Tant que Cette mentalite (spéciste) et d’attribution a soi existe, nous aurons toujours une societe spéciste car nous continuons a prendre ce qui ne nous appartiens pas. Il faut eliminer l’idee meme que les oeufs (ou tout autre produit carniste) est une nourriture pour les humains. Cest Le vieux mythe (nutritionel et spéciste) que l’on suit depuis 10 000 ans.

      Liked by 1 person

  4. Chega says:

    Très bon article qui j’espère fera référence.

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  5. Pingback: Les problèmes avec le végétarisme (malheureusement…): – Une terrienne.

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